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Leur esprit marche dans les ténèbres

Ars Moriendi

June 15th, 2025
8 tracks
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Leur esprit marche dans les ténèbres
Leur esprit marche dans les ténèbres
Leur esprit marche dans les ténèbres
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Leur esprit marche dans les ténèbres
Ars Moriendi
« Au vice déréglé la licence est permise ; le désir, l'avarice et l'erreur insensée ont sans dessus-dessous le monde renversé. Tout va de pis en pis : le sujet a brisé le serment qu'il devait à son roi méprisé ; ainsi la France court en armes divisée, depuis que la raison n’est plus autorisée » Pierre de Ronsard, Discours des misères de ce temps (1562) C’est une histoire d’une tristesse infinie Que je dois vous conter, écoutez ce qui suit… Cette histoire c’est celle, de mon propre pays, Une folie humaine, une nuit faite de cris ! Saint-Barthélemy, tuerie d’une nuit La mort de Coligny entraîna tout Paris dans le vice, la folie Le jour qui suivi, monceau de cadavrerie…un cauchemar C’est l’humanité qui sombra à corps et à cris Tue et meurt au nom de Dieu, sans peur et sans regret Embroche l’hérétique, il l’a mérité Tue et meurt au nom de Dieu, sans gloire et sans respect Jette les cœurs dans la Seine, ils ne seront jamais inhumés Haine protestante, leur mémoire est sanglante Folie chrétienne, ils ont brisé leurs chaînes « Le roi, du sang de ses sujets, souillait ses mains sacrées » Voltaire, La Henriade , chant ii Femmes, enfants, fœtus, nourrissons, sans aucune distinction Tous ont trouvé l’hérésie, tous doivent en payer le prix « Je ne vous peindrai point le tumulte et les cris, le sang de tous côtés ruisselant dans Paris, le fils assassiné sur le corps de son père, le frère avec la sœur, la fille avec la mère, les époux expirant sous leurs toits embrasés, les enfants au berceau sur la pierre écrasés : des fureurs des humains c’est ce qu’on doit attendre. » Voltaire, La Henriade, chant ii Furiae hominem et sperare debeamus Expie maudit huguenot, le malin sortira de tes tripes Gorge noire ou ventre bleu, faites expirer l’hérétique Soyez maudits huguenot, le malin vous habite Gorge noire ou ventre bleu, éradiquez l’hérétique Libère-toi Satan, délivre-moi et va-t-en ! Cette nuit restera dans l’histoire de France, Comme la plus terrible comme le plus sanglante La vieille dame et son fils, rois des ombres et du vice Peuvent nourrir des regrets et en silence sangloter Tristes sires, obsédés, mauvaise idée de pureté La communauté peut être désœuvrée face à ce grand gibet ! « ô nuit, nuit effroyable ! ô funeste sommeil ! L’appareil de la mort éclaira mon réveil. Les assassins sanglants vers mon lit s’avancèrent ; leurs parricides mains devant moi se levèrent ; je touchais au moment qui terminait mon sort ; je présentais ma tête, et j’attendis la mort. » Voltaire, La Henriade, chant ii
12:02
L'abbé de Monte-à-Regret part I
Ars Moriendi
première partie : réflexion « Le noir serpent sorti de sa caverne impure a donc vu rompre enfin sous ta main ferme et sûre le venimeux tissu de ses jours abhorrés aux entrailles du tigre, à ses dents homicides tu vins redemander et les membres livides et le sang des humains qu’il avait dévoré » André Chénier, Ode ix Aux esprits s’égarant dans émoi dans la brume A l’écoute du ressac plein de reflets de lune Adressons ces paroles et confions ces mots Vous trouverez votre voie si vous fuyez le faux Si vous êtes sans crainte vous sublimerez le temps Apportant la nuance à tous les êtres en manquant Qui peupleront l’enfer de leurs âmes écornées Il sera temps de purger les derniers égarés Sans sacrifice, point de salut Déployer le vice, et renier la vertu Tout est en place…odeur de sang Pour étrangler les masses…exterminer sciemment « Son œil mourant t’as vu, en ta superbe joie féliciter ton bras, et contempler ta proie ton regard lui disait…va tyran furieux, va te baigner dans le sang fut tes seuls délices » André Chénier, Ode ix Rallumer la flamme en sortant de ce monde, Voir les corps se dresser Comme un vague à l’âme, une tristesse infinie De voir tout s’écrouler Il est encore temps de passer les impurs à trépas, enchaînés Comme le vent je fais tomber les têtes on me l’a ordonné Pervers, solidaire, incendiaire, volontaire Je dois constamment me faire la guerre Homicide, régicide, parricide, matricide La veuve et ma gloire mais aussi mon vide Cessez de me prendre pour le diable incarné Les hautes œuvres vous contemplent de leur gué A mort ! Ils veulent voir couler le sang A mort ! Ma main est ce que veulent les gens A mort ! A mort ! A mort ! A mort !
6:10
L'abbé de Monte-à-Regret part II
Ars Moriendi
Deuxième partie : solitude Tout était de nouveau calme Les sanglots des veuves s’étaient retirés au loin Et je me retrouvais seul face à quelques souvenirs… Je me souviens Bailly, honnête homme selon moi Qui par le peuple fut pris, me plongeant dans un vif émoi Colère populaire…grognement de misère… Cette meute assoiffée du sang d’un patriote Soumise et aveuglée par ce sinistre vote Réduit cet homme intègre par l’humiliation Le crachat et la haine sans aucune question Puis il me pria de hâter son supplice Lasser de voir ces gens céder à tous ces vices M’assimilant alors à un libérateur Je me devais de mettre fin à son malheur Et la lame tomba bien lourde sur son cou Ce fût grand soulagement je l’avoue Colère populaire…grognement de misère…
4:40
Trouver la fontaine
Ars Moriendi
La fontaine de jouvence, voici un mythe bien ancré Dans nos désirs, dans nos croyances, nous continuons à la chercher Désir d’immortalité…comme si nous pouvions renoncer Désir d’immortalité…arbre de vie ressuscité Voie de la science, voie du clonage Amour de soi, amour de l’autre Livrer son âme sans partage Quoiqu’il en soit être des vôtres Qu’il veuille sauver l’être aimé Conquérir l’espace pour l’humanité Bien des chimères racontées rendent l’existence moins tragique Le drame en train de se jouer ne trouvera point fontaine magique Si nous sommes fous dans l’absolu il s’agit d’y croire encore En mon tréfonds je suis perdu sans la fontaine se sera la mort Qu’il veuille sauver l’être aimé Conquérir l’espace pour l’humanité Chaque perte subie devrait nous pousser dans cette quête D’absolu de liberté marquant la tristesse, le passé
9:59
Puisqu'elle est éternelle
Ars Moriendi
Entre en moi n’ai crainte, je te vois contrainte Ne soyons point lassé, comme un nœud… enlacés Approche toi ma sainte, guide-moi hors de l’empreinte Le monde est débarrassé, n’en soyons point embarrassé Elle est éternelle, tellement belle, elle est telle…que ce rêve si réel Prend-le dans tes bras, tu seras là pour ça On ne l’a pas laissé, son dernier vœu exaucé Ce long chemin éreinte, la lumière s’est éteinte L’univers a changé, n’en soyons point bouleversé Elle est éternelle, tellement belle, elle est telle…que ce rêve si réel « Hélas! ai-je pensé, malgré ce grand nom d'Hommes, que j'ai honte de nous , débiles que nous sommes ! Comment on doit quitter la vie et tous ses maux, c'est vous qui le savez sublimes animaux. A voir ce que l'on fut sur terre et ce qu'on laisse, seul le silence est grand; tout le reste est faiblesse » Alfred de Vigny, La mort du loup
3:32
Sur la lune ou aux enfers
Ars Moriendi
Vous ne pourrez l'admirer sous aucun angle en vous en approchant Mais ce qui est peut-être le plus vilain chez lui c’est sa bouche, avec laquelle il avale les jeunes enfants…» Alexandre Soljenitsyne, L’archipel du goulag Peux-tu imaginer pareil enfer ? Une terre si éloignée qu’elle nous semble lunaire En ce lieu décharné où l’on extrait le fer De force en renonçant à quitter cette galère ô terre brûlée…tu ne me forceras pas à renoncer ô terre oubliée…par le fracas des chaînes je me soumets La glace, le feu, le fer et le sang Tout dans ce lieu n’est que tourment Les corps meurtris se creusent au vent Et les pierres fendent leur parement Norilsk, baignée par la lumière polaire Norilsk, au bout du monde on t’enterre Norilsk, souffrance, vertige, terrible hiver Norilsk, cet outre-monde pire que la guerre Land of fire, land of ice, land of blood and land of vice Projection mentale réconfortante Permettant de tenir, de voir venir Apparition spectrale déconcertante Je perds l’esprit, il faudra fuir ! La lumière est là…le froid s’en va Une chaleur m’entoure…j’ai fait le tour L’enfer attendra…la guerre c’est moi ! L’enfer attendra…la guerre c’est moi ?
8:32
Outro
Ars Moriendi
4:30
The Reign of Chaos and Old Night (ELEND cover)
Ars Moriendi
Abject and lost lay these legions, Covering the flood Under amazement of their hideous change. Lucifer, above the rest, stood like a tower. He calls his servants, host and knights. Horrid appeal, at which the Universal host up sent A shout that tore Hell's concave, and beyond Frighted the reign of Chaos and old Night.
5:36

9th studio album

Credits

“Leur esprit marche dans les ténèbres” has been recorded during 2024 at AM studio
Mixed and mastered at Moonhome studio by Vladislav Redkin

All music and lyrics by Arsonist
except “The Reign of Chaos and Old Night”, music and lyrics by I. Hasnaoui and R. Tschirner
and Outro theme, inspired by “The Snow” from “The Fountain” soundtrack byClint Mansell

All instruments by Arsonist
Female voice on “Puisqu’elle est éternelle” by Maryline
Guest vocal on “L’Abbé de Monte-à-Regret” by Julien Hovelaque

Cover artwork by Christophe Goncalves (www.instagram.com/chriss.63100/)
All calligraphy by Charles Boisart (www.cassiodore.fr)