Antipole

Norilsk

February 7th, 2025
7 tracks
47:33
Antipole
Antipole
Antipole
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Antipole
Norilsk
Une tempête se lève. Un cryptique rituel. Des murmures d’outre-tombe répandant le fléau. Le portail s’ouvre. La terre écume. Le martellement de pas déferlant parmi le monde. Peut-être est-ce toi qui tentes de me faire signe Ou alors peut-être est-ce le peuple de l’ombre. Pétrifiés, les mortels s’enlisent. Aspirés, ils s’enfoncent jusqu’à ne plus être. « Est-ce toi, qui a fait cela, à nos divinités »? Ouvrant le portail pour aller rejoindre le peuple de l’ombre. Le chemin du soleil, engendre l’ombre Le chemin de l’ombre, engendre le soleil Le berceau de l’ombre, enfanté par le soleil Le berceau du soleil, enfanté par l’ombre L’obscurité totale mène à la solitude L’illumination mène à la plénitude La solitude mène au chemin… Le chemin du soleil, engendre l’ombre Le chemin de l’ombre, engendre le soleil Le berceau de l’ombre, enfanté par le soleil Le berceau du soleil, enfanté par l’ombre L’obscurité totale mène à la solitude L’illumination mène à la plénitude La solitude mène au chemin… du peuple des ombres Tariaksuq (x4) Un monde à notre image. Au-delà des regards. Nul ne le visite sans en revenir.
8:04
D’ombre et de glace (l’asphyxie)
Norilsk
Si le sol venait à se briser sous mes pas Si la mer venait me reprendre dans ses bras Si le vent cessait et que nous étouffions Je t’en pris, tues-moi avant que nous ne mourions Les yeux grand ouverts, observant la fin; cette fin qui s’invite ce soir. De toute sa hauteur, furtive; un mal immatériel qui crève l’âme. Miséreuse, l’horreur guette; des griffes se tendent dans le noir. Sous la banquise – angoisse putride; s’emparant de l’innocence. Arracher le sens à la vie Contempler le nid de l’anhédonie Qui écorche la moelle de mes os Tel le quallupilluk dans la noirceur des eaux. Ces eaux d’ombre et de glace, une asphyxie spectrale La chair décharnée, déshumanisée, la mort se glisse dans mes veines. Si le sol venait à se briser sous mes pas Si la mer venait me reprendre dans ses bras Si le vent cessait et que nous étouffions Je t’en pris, tues-moi avant que nous ne mourions Si le jour voulait me perdre Si la nuit cherchait à me pendre Je t’en pris, cesse ce massacre Si le sol venait à se briser sous mes pas Si la mer venait me reprendre dans ses bras Je t’en pris, cesse ce massacre Tues-moi avant que nous ne mourions
4:47
Locus Sanctus
Norilsk
À celui qui erre, banni de ses foyers Qui parcoure en pleurant, des pays étrangers Il y a cet endroit où nous nous rejoindrons Le septentrion est là où nous irons Au-delà du temps, au-delà du sang Les jours se font longs et les nuits s’y fondent Un pôle aux pèlerins, une île aux marins Au septentrion nous nous retrouverons Ici le territoire sculpte les histoires Alors que les sites se perdent dans les mythes Pour mettre fin à l’exil et fermer le récit Au septentrion nous nous retrouverons Dans ce sanctuaire d’une blancheur mortuaire Une terrible angoisse flotte sous la surface Mon nom est exil; la tragédie, ma famille Je traverse cette terre inhospitalière Où les cicatrices sont fondatrices Et où leur omniprésence se forge dans le silence Une exhumation... Une constellation Le septentrion a repris mon nom Au septentrion nous nous retrouverons Au septentrion nous nous retrouverons
6:07
Nunataks
Norilsk
Au détour des nunataks la tempête gronde Au revers de la montagne gît une tombe La terre se couvre d’un épais brouillard Une silhouette bizarre, perdue dans le blizzard Perdue dans le blizzard Perdue dans le blizzard Attiré au loin, sous l’emprise du souffle funèbre En proie aux êtres qui ne devraient pas être Le temps s’arrête, la distance se tord Trop peu, trop tard, se perdre dans le blizzard Se perdre dans le blizzard Se perdre dans le blizzard Ijiraat (x3) Au détour des nunataks la tempête gronde Au revers de la montagne gît une tombe Levant le voile entre deux mondes Créant une brèche pour l’horreur immonde Le temps, mourant, laisse sa marque Le mirage, le mal, au détour des nunataks Ijiraat (x3) Les pointes d’un mal qui crève la surface – c’est l’amnésie Certaines choses ne devraient pas être – l’horreur immonde Appelant la foi détournant la raison – le souffle funèbre Révélation à l’antipole – perdre le nord Ijiraat (x3) Au détour des nunataks la tempête gronde Au revers de la montagne gît une tombe La terre se couvre d’un étrange brouillard Une silhouette bizarre, perdue dans le blizzard Perdue dans le blizzard Perdue dans le blizzard
5:27
La chute du géant
Norilsk
Son cadavre Échoué sur la grève En proie aux regards obscènes Misère ostentatoire Arracher un chapitre de la fin d’un livre Graver une épitaphe sur une stèle anonyme Creuser une fosse pour une tombe vide Y tenir une célébration sans convives Une existence trop courte... trop longue À s’être donné, à s’être enivré À avoir brûlé cette vie par les deux bouts À avoir consommé la moelle jusqu’à s’effondrer Tombe géant Tombe sur la taïga Meure géant Sombre et disparaît Comme un papillon de nuit attiré par la flamme Il arrive que son corps flotte à la surface Mais parfois sous les étoiles il touche les rayons lunaires Alors il coule et s’éclipse sans laisser de trace Les osedax le savent : la mort insuffle la vie Une carcasse de baleine pour des milliers d’organismes Dans sa chute, le renouveau fleu Tombe géant Tombe sur la taïga Meure géant Sombre à jamais Tombe...
10:42
La fonte
Norilsk
Je pleure ton départ depuis trop longtemps J’ai retenu mon souffle, étouffé l’instant Comme on se rappelle d’éphémères fragments Sedna, cette fois je n’attends plus le printemps Comme le poids de la fonte Dur et friable à la fois Comme l’eau de la fonte Me nourrit et me noie Ton empreinte, enfouie très loin dans mon esprit Image décolorée, soleil de minuit Des promesses qui s’évaporent dans la nuit Sedna, il est temps de glisser dans les abymes Comme le poids de la fonte Dur et friable à la fois Comme l’eau de la fonte Me nourrit et me noie Comme le poids de la fonte Dur et friable à la fois Comme l’eau de la fonte Quand les glaces fondent l’eau monte Tomber à la merci, d’un océan de fer Quand les glaces fondent l’eau monte Tomber à la merci, d’un océan de fer Comme le poids de la fonte Dur et friable à la fois Comme l’eau de la fonte Me nourrit et me broie Un alliage de non-être Ta moite saison d’hiver Plus jamais comme hier Quand les glaces fondent l’eau monte Tomber à la merci, d’un océan de fer Quand les glaces fondent l’eau monte Tomber à la merci, tomber à la merci Quand les glaces fondent l’eau monte Tomber à la merci, d’un océan de fer Quand les glaces fondent l’eau monte Tomber à la merci, tomber
5:08
Un chant pour les morts
Norilsk
Un chant pour les morts An hypnotic dirge La blancheur de la suie The ashes stain within L’horizon se dessine A sun that never sets Ce qui nous sort de nos corps The distances Porté par l’infini Transcended by emptiness L’atrophie de la conscience Fathomless depths Amplifier la noirceur An eerie sorrow reigns Dans le crépuscule je vais A twilight for the dead
7:18

Videos

As the cold season returns, Hypnotic Dirge Records is proud to announce the brand new studio album by Canadian death doom band Norilsk.

The quartet has assembled a brand new chapter in the band’s discography, building on the characteristics that made Norilsk what it is today while offering something undeniably contemporary. The new album, Antipole, picks up where 2022’s EP Beyond the Mountains left: with its slow doomy riffs, cold melodies, recognizable death growls, and a hint of post-metal atmosphere brought by a dual guitar interplay. While offering rewarding surprises to those who have been following the band since its beginnings, this album is also a major step forward for the band, and an ideal point of entry to anyone new to the band or death doom in general.

Norilsk is known for its unique take on winter doom, where cultures and nordicity provide a backdrop for addressing other deeper concepts such as loss, mental illness, or identity with the land. On its new album Antipole, the artist explores the concept of duality. The album flows between slow and faster songs, and highlights the contrasts in death and doom, with its beauty and tragedy, harshness and fragility, light and darkness, reality and fiction, and its gravity and ethereality.

Credits

Nic Miquelon: Vocals and bass
Nick Richer: Drums and backing vocals
Tom Hansen: Guitars
Matt MacIvor: Guitars

All songs written, arranged and performed by Norilsk.
Lyrics by N. Miquelon.

Mixed and mastered by James Plotkins (Plotkinsworks).
Drums recorded and mixed at Wolf Lake Studios by Mike Bond
with assistance from JP Sadek.
Drums edited and mixed in The Bond Cave.
Guitars and bass recorded by Tom Hansen.
Vocals recorded by Topon Das at Apartment 2.
Artwork by Adam Burke (Nighjar Illustrations).
Band photo by Nick Richer.