Un voile de tourments
Janvier
Une atroce douleur l’éveille parmi les vivants
Mais l’est-il encore au cœur de cet enfer blanc ?
Dans ses veines, le fiel circule à présent
Donnant à ses chairs un air purulent
Au creux de ses mains, il tient sa haine fermement
Alors que s’éloignent, battus, les loups en hurlant
Le goût de leur sang encore sur ses dents
Et autour de lui, des entrailles fumantes
Inondé de souvenirs d’une extrême violence
À travers la tourmente, le cauchemar commence
Assailli de toute part par des ombres immenses
Déversant sur lui toute leur malveillance
Le rêve et le réel forment une dissonance
Évoquant en vagues la réminiscence
Des spectres se livrent à une sinistre danse
Funeste pantomime teintée d’arrogance
Prisonnier des éléments
La proie d’un voile de tourments
Pourchassé inlassablement
Par les affres de la démence
Subissant le châtiment
Sévère d’un ciel inclément
Condamné éternellement
À cette pitoyable existence
Les visions grotesques se succèdent
Inondant ses horizons de railleries cruelles
Un paysage taché de sang noirci par le froid
Traçant les contours d’un destin tragique
Prisonnier des éléments
La proie d’un voile de tourments
Pourchassé inlassablement
Par les affres de la démence
Subissant le châtiment
Sévère d’un ciel inclément
Condamné éternellement
À cette pitoyable existence